Du 6 au 8 juin 2008 au Parc Floral de Paris
ASSOCIATION ISHTAR
ContactContact : FouziaSite web : association-ishtar.com Téléphone : 0143293308 Adresse : 10 rue du cardinal lemoine 75005 PARIS |
Catégories
|
L' Association Ishtar veut essentiellement contribuer à la communication interculturelle et au dialogue des civilisations. Soumise à la loi 1901, notre jeune dynamique participe depuis l’été 2006 à la vie culturelle de l’Ile de France. Si les valeurs qui président à notre projet sont universelles (et nous voulons souligner l’importance actuelle de ces valeurs que sont la justice sociale, la solidarité internationale, l’émancipation féminine et la justice écologique), nous tenons à préciser qu’elles prennent des visages, des formes et des expressions différents au gré des langues, des imaginaires, des cultures et des situations sociales.
L'association est aussi une librairie (10 rue du cardinal lemoine 75005 Paris), et nous présenteront des livres sur divers sujets lors du Salon
Ishtar expose avec l'association Baraka

ASSOCIATION ISHTAR
AFRICA IS THE FUTURE
ASSOCIATION BARAKA
Nous sommes 3 structures différentes et pourtant liées…. Chacun dans nos domaines, et selon différents moyens d’actions, nous construisons l’avenir…pour d’autres mondes…Nous pourrions parler de complémentarité, ou tout en gardant nos spécificités, nous créons des liens entre les luttes et les initiatives porteuse de sens, d’espoir et d’actions….
Nous aspirons à être un espace politique et culturel, à la fois en termes de résistance qu’en termes d’alternatives. En effet, il s’agit pour nous d’entrelacer une ferme opposition à ce qui nous semble être un grave péril pour notre humanité et la terre qui la porte, et une intelligence créatrice et sensible capable d’enfanter, de faire advenir de nouveaux mondes.
Le péril dont nous parlons peut être appréhendé à travers le concept de réification, c’est-à-dire la transformation en choses de tout ce qui existe, les femmes, les hommes, les peuples, la Nature vivante et la multitude des liens sociaux et écologiques qui se tissent entre eux. La logique réifiante est, à la fois, une mutilation du socle anthropologique de l’aventure humaine et une atteinte des équilibres écologiques. Elle est, nous semble-t-il, l’essence de cette « modernité capitaliste » dont parlait Max Weber.
Apparu dans l’histoire occidentale il y a 500 ans, le capitalisme, comme système historique, n’a jamais cessé d’aller à la conquête du monde, du premier pillage colonial de l’Amérique indienne (1492) jusqu’à l’actuelle globalisation. Celle-ci est moins une harmonisation des sociétés du monde, comme le prétend la pensée unique, que leur occidentalisation.
Derrière l’« économie monde-capitaliste » (Immanuel Wallerstein), la « communication-monde » (Armand Mattelart), la « modernité-monde » (Jean Chesneaux), la « science-monde » (Xavier Polanco) se déploie l’entreprise de l’« occidentalisation du monde » (Serge Latouche), de la standardisation des Imaginaires, de l’uniformisation des cultures.
La réification et la marchandisation ne sont pas sans conséquences sur les représentations culturelles qui traversent les sociétés ; elles soutiennent et légitiment les prismes idéologiques par lesquels l’Occident considère l’Autre.
Le professeur palestinien Edward Saïd, à travers une méthode sensible et concrète, a mis en lumière ces mécanismes réducteurs, ainsi que la logique de négation sous-jacente. Il a contribué à dévoiler le caractère colonial et/ou néo-colonial de l’orientalisme, cet ensemble de discours de l’Occident sur l’Orient.
« L’orientalisme, écrit Edward Said, repose sur l’extériorité, c’est-à-dire sur ce que l’orientaliste, poète ou érudit, fait parler l’Orient, le décrit, éclaire ses mystères pour l’Occident. » Les Orientaux « ne peuvent se représenter eux-mêmes; ils doivent être représentés. » Dans l’optique orientaliste, l’Autre (l’Arabe, le Musulman, l’Indien, le Chinois, le Japonais, l’Africain…) n’existe pas en tant qu’Autre mais en tant qu’il est un objet déposé dans un espace dominé par le pouvoir occidental. Au mieux il est un sauvage en voie de civilisation, au pire un barbare qui doit disparaître… Il n’est pas certain que ces représentations, qui s’originent, en partie, dans les productions intellectuelles des XVIII ème et XIX ème siècles, aient aujourd’hui disparues. Comme nous le disions, la globalisation tend à généraliser la règle de la statistique, la quantification et le règne de la marchandise.
Le « Viol de l’imaginaire », dont parle l’ancienne Ministre de la Culture du Mali, Aminata Traoré, est lié à ces processus mortifères. « Désapprendre l’esprit spontané de domination. » Cette exigence politico-culturelle d’Edward Said est plus que jamais à l’ordre du jour.
Cette perception orientalise, qui confond universalité et occidentalité, loin de favoriser une vraie rencontre interculturelle, constitue un obstacle. Nous considérons comme nécessaire la décolonisation des regards. Cela signifie, à la fois, la réappropriation par les peuples du Sud eux-mêmes de leur héritage historique et mémoire culturelle et la mise en place des conditions d’émergence d’une autre perception de la diversité humaine, selon un universalisme pluriel et concret.
Plus spécifiquement, nous souhaitons explorer le riche patrimoine de la civilisation ainsi que les patrimoines antiques des peuples. Mais si le lien Culture-Mémoire est évident, la seconde ne saurait épuiser la première. C’est la raison pour laquelle nous sommes attentifs à la création contemporaine, notamment dans la perspective d’une modernité endogène. D’ailleurs, le respect de la Mémoire se doit d’être dynamique et non pas muséifiant. C’est parce que nous la voulons vivante que la Mémoire peut fertiliser le champ de la culture d’aujourd’hui. La mise en évidence de la création et des œuvres contemporaines de l’esprit est pour nous un enjeu important.
Les cultures du monde ne sont pas des réalités indépendantes les unes des autres. Organismes vivants, elles se déploient dans l’espace et le temps, au gré de leur génie propre et des interactions qui les lient à l’ensemble de l’humanité. Loin d’être juxtaposées les unes aux autres, les cultures se nourrissent mutuellement.
Dire que la culture est une dimension essentielle de notre humanité, c’est dire aussi, qu’à partir d’elle, nous pouvons questionner le monde ; et cela, toujours, dans la perspective d’une universalité plurielle.
La promotion de la diversité culturelle n’est pas séparable de ces valeurs fondamentales que sont, notamment, la justice sociale, l’économie solidaire, le droit des peuples à leur souveraineté, la justice écologique, l’émancipation féminine. Ces valeurs sont des potentialités de toutes les cultures. Et nous entendons le rappeler.
Tout ceci est mené sous le signe de la raison, mais, pour reprendre une expression du sociologue Edgar Morin, nous voulons qu’elle soit « ouverte » - et non « close » comme dans un rationalisme sec hérité du 19ème siècle - c’est-à-dire accueillante à l’égard de l’Imaginaire, du mythe, du merveilleux, du sacré, du spirituel et de la poésie…..
Alors venez nous voir....
Et pour recevoir des invitatiosn gratuites, contactez nous : association-ishtar@hotmail.fr